Une journée avec les migrants de Calais

Jeudi soir, alors que je travaillais dans un Starbucks, une idée me vient soudainement en tête : partir à la rencontre des migrants de Calais.

Prochaine étape : demander à des amis s’ils sont prêts à me soutenir en me payant le voyage. La réponse arrive en moins d’une heure : oui.

Et c’est parti pour un samedi à Calais.

Méditerranée

Première rencontre : Seladine, vendeur et cuisinier au Soudan. Il a quitté son pays parce qu’il s’y commettait trop de crimes. Il vit dans ce camp, mais souhaite rester en France.

Seladine, un homme souriant et accueillant.

Seladine, un homme souriant et accueillant. Il aimerait apprendre le français.

Alsemed, un ami éthiopien, s’est alors ajouté à la conversation. Lui a fui le pays pour des raisons politiques et économiques. Son père s’est fait assassiner. En Europe, il a retrouvé la liberté.
Quand je lui demande ce qu’il désire en ce moment, il me répond de la nourriture. Il est arrivé dans un bateau qui transportait 450 personnes. Par manque de carburant, le bateau s’est arrêté et quelqu’un a dû venir livrer du carburant pour qu’il termine le trajet jusqu’en Sicile.

Une autre personne nous a dit être montée dans un bateau à 150, alors que la capacité était seulement d’une dizaine. Le bateau chavira. 42 d’entre eux ont survécu, ceux qui savaient nager ou qui ont pu trouver un débris sur lequel s’appuyer, lorsque les Italiens les ont retrouvés.

Visiteurs

Puis, j’ai commencé à voir des « blancs » (Britanniques et Français) très à l’aise dans ce camp. A mon tour, je commençais à comprendre que ma présence n’était pas si inhabituelle (à part le fait que je n’étais pas « blanc »).

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On voit souvent ces Européens aider et discuter avec les migrants. Je trouve cette présence extrêmement importante. Certes pour l’aide humanitaire qu’ils apportent, mais aussi pour leur considération envers ces populations. Il est nécessaire que ces migrants réalisent que même si l’Europe ne les accueille pas comme ils l’auraient souhaité, nous voulons qu’ils ressentent qu’on les considère comme des humains, et non pas comme des animaux.

Prière

Grâce à Joseph (@josephamanuel) qui parlait la langue de nombreux migrants, nous avons pu discuter et partager de bons moments.
On a même pu prier ensemble chez quelqu’un. C’était un moment fort…

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Dignes

À force de voir dans les médias des images de migrants « repêchés » en Méditerranée, on oublie qu’il s’agit de personne comme vous et moi. Beaucoup prennent soin d’eux et font un effort pour vivre dans une certaine dignité. Leur attitude et comportement sont tout à fait « normal ». Souvent d’une grande douceur et un amour de la vie qui est contenu par leur situation.

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Blessés

S’il y a autant de migrants dans la ville de Calais, c’est parce qu’ils tentent d’aller en Angleterre en essayant « d’attraper » un train Eurostar. Conséquence : il n’est pas rare de trouver des hommes en béquille, résultat de leurs infructueuses aventures.

Un migrant nous dit : « Vous savez, tenter la traversée de la Manche en train, ce n’est pas si fou quand on a survécu à une traversée en Méditerranée. »

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Encore et encore à travers le camp, on retrouve ces blessés qui sortent de l’hôpital.

Enfant d’immigré

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Cette exploration me confirme d’autant plus mon envie d’un jour aller en Afrique…

Je me suis demandé un moment d’où me venait ce désir d’aller vers ces personnes. Puis j’ai réalisé que mes parents avaient eux-mêmes été émigrés…

Si aujourd’hui je peux vivre la formidable vie que je mène ici, en France, ce n’est pas parce que je suis plus méritant ou meilleur qu’eux !

Nous sommes tellement d’enfants d’immigrés en France, mais nous avons trop souvent oublié que de vivre dans ce pays est un cadeau. Et que d’autres aussi désirent vivre dans un pays libre, de manière légale ou non, est au mieux légitime et au pire compréhensible.

Mais a minima mon souhait, c’est qu’on ait envers ces hommes, ces femmes, ces enfants, un peu de sensibilité. En tant que frère ou soeur en humanité.

Vous avez aimé ?

  • Découvrez le reportage que j’ai réalisé en Haïti sur le blog du SEL
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  • Contactez-moi si vous seriez intéressé par aller à Calais…

La semaine la plus importante de ma vie

Lidjine, une fille soutenu par un programme de Compassion International.

Lidjine, une fille rencontrée dans un centre d’accueil.

Du 20 au 28 juillet 2015, un voyage en Haïti a été organisé dans le cadre de mon travail au SEL (association protestante de solidarité internationale). Un résumé jour par jour de ce reportage en direct est disponible en cliquant ici.

Important : Ce qui suit est mon opinion personnelle et n’engage pas mon employeur.

Manque d’opportunités

La chose qui m’a le plus marqué en Haïti (l’un des pays les moins développés au monde), c’était de savoir que les personnes n’avaient presque pas d’opportunités de s’en sortir. A moins d’être né dans de bonnes conditions ou de recevoir une aide substantielle, c’était difficile de voir comment les gens pouvaient s’en sortir ici.

Quelques anecdotes pour illustrer mes propos :

  • Je me souviens que lors d’une visite de bidonville, je voyais les gens dans la rue adossés à des murs… attendant…
  • J’ai appris que l’école était obligatoire en Haïti, par contre son accès n’était pas gratuit… Quid des parents qui n’ont pas d’argent ?
  • J’ai aussi rencontré Samson, un jeune homme motivé, mais qui ne trouve pas d’opportunités de se former à un métier

Haïti et l’économie

C’est là que j’ai aussi compris une chose importante : l’aide humanitaire est importante pour soulager une population, mais ce n’est pas suffisant. Pour qu’un pays se transforme et se développe, il faut agir au niveau des pouvoirs politiques. Nulle société ne s’en est sortie sans un système politique stable et fiable.
Je comprends mieux maintenant aujourd’hui l’importance d’initiatives de plaidoyer comme le Défi Michée.

Malades… et seuls.

Une visite qui m’a énormément enthousiasmé : la clinique mobile.

L’idée de voir un petit camion qui une fois équipé se transformer en une « clinique», je trouvais ça génial ! Au-delà du côté gadget, c’était de voir ces médecins et ce personnel dédiés à ces malades qui m’a beaucoup marqué.

Consultez l’article sur cette Klinik Mobile en cliquant ici.

Toute ma vie, j’ai vu ma propre mère malade. D’ailleurs, elle est décédée des suites d’une chirurgie trop lourde pour son corps.

De rares fois, je surprenais ma mère en train de pleurer, de souffrir et de prier Dieu. Parfois, les 3 en même temps. Et en dehors de Dieu, il n’y avait personne pour la consoler et l’accompagner. Elle était très seule.

Un des médecins m’a confié « si nous ne prenons pas soin d’eux, qui le fera ? »

Ces médecins font plus que les soigner, ils leur montrent qu’il y a au moins une personne qui leur porte de l’attention et qui les aime. La tendresse qu’ils employaient pour soigner ces patients était vraiment beau à voir.

A bientôt ?

Au niveau personnel, ce voyage m’a confirmé encore un peu plus mon désir d’aller un jour donner ma petite contribution en Afrique. Je sais que je peux être très utile ici en France à travers mes compétences et mon argent, mais j’ai envie d’aller au contact de ceux qui souffrent. To be continued…

Vous souhaitez en savoir plus ce voyage ? Rendez-vous sur le blog du SEL !

Ep. 7 ACCOMPAGNÉ – #tousdeshéros

accompagnéDans le cadre de ma préparation à la Course des Héros du 21/06/15, j’ai publié une série de billets sur le thème #tousdeshéros et sur ma foi.

Ça y est ! C’était dimanche et c’était génial. (Hormis la partie où je suis quand même arrivé à 10h50… alors que le top départ était à 10h30…).

580€

On n’est pas toujours à l’aide à parler d’argent en France et dans le monde chrétien. Sauf que cette somme d’argent va servir très concrètement à construire un point d’eau. Donc oui je suis fier d’avoir pu recueillir 580€ auprès de mes amis, ce qui correspond au 1/3 du budget de construction.

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » ?

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Un héros (je l’ai été durant les 38:09 mins des 6kms) a toujours un cercle de personnes qui le soutient lui, mais surtout sa cause. Et j’ai eu la chance de pouvoir compter sur :

  • Nathdo
  • David
  • PPJL
  • nounours à la guimauve et autres haribos
  • Jessica
  • Steph
  • Gab
  • Gi
  • Alice
  • Selfiesunshineflyboat (… loooool #privatejoke)

Merci pour votre engagement financier, qui est aussi un exemple pour moi, et pour votre amitié ! Je vous kiffe ! 😀

2016 ?

 

Evidemment, je vais recourir en 2016. Cette fois, je pense que je vais embarquer mon neveu qui aura 10 ans.

La Course des Héros est une opportunité privilégiée pour soutenir concrètement une mission, sensibiliser sur un sujet, mais aussi pour éduquer les plus jeunes n’est-ce pas ?

Alors j’espère qu’on se retrouvera l’année prochaine, d’une manière ou d’une autre !

Merci à tous pour vos pensées, prières et soutiens :)

Ep. 6 PERSÉVÉRANCE – #tousdeshéros

persévéranceDans le cadre de ma préparation à la Course des Héros le 21/06/15, découvrez une série de publications sur le thème #tousdeshéros et de ma foi.

Un véritable héros persévère. Voici quelques réflexions que je m’adresse surtout à moi qui aspire à être un héros :)

Récemment, on m’a dit avec gravité : « Il faut parfois persévérer, même quand on n’aime pas ce qu’on fait ».

C’est difficile, surtout pour quelqu’un qui a le TDA comme moi… Pourtant, la persévérance est si importante, notamment selon la Bible.

L’objectif

La persévérance, selon Judith W. (pas encore une auteure célèbre, mais « juste » une amie pour le moment :p) :

Pour moi la persévérance c’est avoir la volonté d’affronter n’importe quelle circonstance dans le but d’atteindre le but poursuivi. De ce fait, la persévérance mène automatiquement au succès.

Judith est devenue prof d’anglais, un objectif qu’elle s’est fixer très jeune et qu’elle a atteint avec beaucoup de persévérance.

La « bonne » persévérance, c’est de se battre pour un objectif qui en vaut la peine. Persévérer coûte que coûte pour la simple raison qu’on ait commencé quelque chose peut aussi être dangereux.

Il y a quelques années, j’étais en relation avec une fille qui ne partageait pas la chose la plus importante pour moi : la foi en Dieu. Je voulais continuer la relation en espérant qu’un jour elle croirait à mon Dieu. Et j’étais prêt à attendre…

Puis un jour la relation s’est terminée, et ce n’était pas une mauvaise chose. Car cette persévérance ne plaisait pas à Dieu ; j’étais dans la désobéissance.

La patience

Alex L. et Claire B. (deux autres amis) citent Charles Surgeon :

C’est avec beaucoup de persévérance que l’escargot est parvenu à rejoindre l’arche

La persévérance et la patience vont de pair. Mais que c’est dur…

Dernièrement, j’ai saisi la chose suivante : lorsqu’un objectif est ambitieux et de grande valeur, il vaut la peine qu’on soit patient.

Qu’est-ce qu’on deviendrait si à chaque fois qu’on désire quelque chose de grand, on l’obtenait tout de suite ? Au mieux, on deviendrait des enfants pourris gâtés de Dieu. Au pire, on ne compterait plus sur Dieu…

J-2

Ce dimanche, je cours donc la Course des Héros au profit d’un projet du SEL : construire un point d’accès à l’eau potable pour les enfants.

Nous sommes déjà à 8 donateurs et c’est génial ! Voici ce que je propose si on atteint :

  • 10 donateurs : j’arrête le McDo pendant 1 mois.
  • 
15 donateurs : j’arrête la viande pendant 1 mois. Pour travailler ma capacité à persévérer et à faire quelque chose d’inconfortable, mais aussi parce que consommer de la viande laisse une empreinte écologique importante…

Vous pouvez aussi me soutenir par la prière. J’ai un peu mal au pied gauche… :)

Ep. 5 Mon rêve d’héros – #tousdeshéros

hérosDans le cadre de ma préparation à la Course des Héros, découvrez une série de publications sur le thème#tousdeshéros jusqu’au 21 juin 2015

On a tous des rêves bizarres non ? En voici un que je n’ai jamais osé partagé publiquement.

Ce rêve

Un bus roule.

Une fillette se trouve encore sur la chaussée.

Le bus s’approche à toute vitesse de la fillette.

Je m’élance et je plonge pour la sauver.

Elle est sauvée, je me suis fait un peu mal à l’épaule et tout le monde est bouche bée devant mon acte héroïque. On m’acclame, mais humblement je reprends mon chemin, gêné par tant d’applaudissements.

Commun

Je n’ai pas trop honte de ce rêve parce que je sais que la plupart des hommes aimeraient vivre ce type de scénarios.

N’as-tu jamais remarqué que nous les gars, on aimait tout particulièrement les films où on sauve les gens…

La série Loïs et Clark était de loin ma préférée quand j’étais enfant. Comment Superman sauvait Loïs à chaque fois…

Le faible

Dans mon rêve, la personne que je sauve n’est pas un grand rugbyman. Parce qu’au fond de nous, il y a une envie, un besoin d’aider le plus faible, le plus démuni. Je crois que nous avons tout ça en nous.

L’un des films qui m’a le plus marqué ces dernières années, c’est Hunger Games.

La manière que l’héroïne exprime son sens du sacrifice et son courage est tellement inspirant. Contrairement à Superman, Katniss n’est pas une super-héros, mais simplement une femme vaillante. On est pas tous appelé à sauver l’humanité, mais on peut tous faire preuve de bravoure dans notre vie.

Et aujourd’hui ?

Je lis souvent la chose suivante en ce moment : Enfant nous avons des rêves et une fois que nous devenons adultes, nous abandonnons ces rêves.

Comme si l’enfant était par défaut « immature » et que ses désirs relèvent uniquement du rêve.

Et si c’était notre pseudo « maturité » plutôt, qui manquait de courage… ?

Défi

Maintenant que j’ai atteint le minimum de 250€ pour participer à la Course des Héros (merci les donateurs !), lançons les défis :

  • Si la barre des 500€ est franchi, je m’engage à ne plus manger au McDo pendant 1 mois !

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Ep. 4 Définition d’un Héros – #tousdeshéros

définition hérosDans le cadre de ma préparation à la Course des Héros, découvrez une série de publications sur le thème#tousdeshéros jusqu’au 21 juin 2015

Avant de continuer notre série, prenons quelques minutes pour définir ce qu’est un héros.

Voici la définition du Larousse :

Personne qui se distingue par sa bravoure, ses mérites exceptionnels

Une définition plus scientifique

Voici ma définition du héros sous forme d’une équation extrêmement simple :

Héros = Ce qu’il apporte au monde – Ce que le monde lui apporte

L’équation est très simple, mais comment calculer ces variables ? Quelle unité utilisée ?

Ce que le monde lui apporte

Une manière de savoir ce que le monde apporte à une personne au cours de sa vie serait de l’exprimer en termes de coûts.

Chaque action a un bénéfice et un coût. Une mère qui se lève dans la nuit pour préparer un biberon à son bébé, c’est un coût en temps, en énergie…

Voici des exemples de ce que notre existence coûte :

  • Les années que nos parents ont passé à nous élever
  • Les années que le système éducatif a consacrées pour nous éduquer
  • 7000 animaux tués pour notre consommation alimentaire
  • L’empreinte écologique
  • Toutes les fois où on fâche ses amis, sa famille, des automobilistes…

Ce qu’il apporte au monde

De l’autre côté, nous pouvons apporter énormément à notre monde. On comprend rapidement quand on prend des personnes comme la Mère Teresa, Gandhi, Mandela, Martin Luther King, Zidane… (c’était censé être une blague, mais c’est vrai en plus…).

Ces personnes ont eu un impact (en bien) dans la vie de millions de personnes.

Mais des gens ordinaires comme toi et moi, nous aussi pouvons contribuer à notre monde :

À quoi bon ?

Imagine maintenant quelqu’un qui vit uniquement pour optimiser son bien-être personnel sans jamais se soucier du bien-être des autres. Quel intérêt ? À quoi aura servi son existence sur terre ?

Nous pouvons tous être des héros

Je considère avoir vécu endetté jusqu’à mes 25 ans. Dépendant de mes parents, des aides sociales, de l’état. On m’a tout donné, y compris à l’église. On m’a surtout gracié, gratuitement.

Puis à partir de mes 25 ans malgré moi, j’ai dû m’occuper de mon père, commencer à travailler à mon compte, travailler dans l’humanitaire, servir à l’église, aider dans une association, m’occuper de mon neveu…

Je suis loin d’avoir payé ma dette. J’ai 25 ans à rattraper. Mais c’est mon objectif et à moins que je meure demain d’un accident ou d’une maladie, ce sera l’objectif de ma vie : apporter plus à cette vie que je n’ai pu en profité.

Je veux être un héros, pas pour être populaire et adulé, mais parce que j’ai tellement reçu de Dieu et de cette vie, que je veux redonner. Pense aux super-héros, leur aventure a toujours démarré avec le désir d’aider leur entourage. Ceux qui veulent être puissant et populaire, ce sont toujours les méchants.

Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

Et il y a tellement de souffrance autour de nous, qu’il faudrait être aveugle pour ne pas la voir et très égoïste pour l’ignorer.

Soyons des héros ! Comme Jésus, humble et venu pour servir les autres.

Ep. 3 Persévérance – #tousdeshéros

battreDans le cadre de ma préparation à la Course des Héros, découvrez une série de publications sur le thème #tousdeshéros jusqu’au 21 juin 2015

Lorsqu’un héros combat, il est déterminé et persévérant.  Il n’abandonne pas au premier signe de faiblesse.

Il n’est pas lâche et ne trouve pas des excuses pour se convaincre qu’il doit abandonner.

Une astuce extrêmement efficace pour savoir si nous sommes en train d’abandonner pour de bonnes ou de mauvaises raisons est de se demander « What would Jesus do ? ».

Que ferait Dieu à ma place ? 

Pour rendre la réflexion plus réelle encore, parfois je prends une personne de mon entourage et je me dis « Mais est-ce que X abandonnerait à ma place ? »

La victoire n’est pas toujours à notre portée, mais la persévérance dans le combat l’est toujours. C’est la marque d’un héros, et nous pouvons donc tous en être un.

 

Ep. 2 L’héroïne que je ne pourrais plus apprécier (sur terre) – #tousdeshéros

héroïneDans le cadre de ma préparation à la Course des Héros, découvrez une série de publications sur le thème #tousdeshéros jusqu’au 21 juin 2015

Qui a la force physique et mentale pour s’occuper d’un foyer malgré :

  • une maladie grave
  • la pauvreté et les dettes
  • la mésentente avec son mari et ses enfants
  • la charge que représente une mère de 90 ans
  • le souci légitime pour l’avenir de sa famille
  • … un fils égoïste, prétentieux et immature ?

Ma mère était une héroïne. Pas le genre à être casté pour un film hollywoodien, mais elle avait une persévérance, une résistance à la douleur physique d’un niveau inhumain.

Ma mère était d’un caractère très joyeux, comme mon père d’ailleurs. Mais la dureté de la vie a pris le dessus. Même une héroïne comme elle ne peut pas faire grand chose face à un tsunami qui a duré les 62 ans de sa vie…

À plusieurs reprises, ma mère avait tenté de se suicider. En buvant du carburant et en sautant de sa chambre… d’hôpital. À chaque fois, Dieu l’a rattrapé. Et c’est durant ce rattrapage qu’elle a d’ailleurs fait connaissance avec son héros.

Car comme toute héroïne, sa force, elle la puisait d’une puissance extérieure…

Alors qu’elle était hospitalisée, des personnes de l’église étaient venues la visiter. Elle raconta un jour que ce sont ces visites désintéressées et régulières qui l’ont amenée à l’église. Il devait certainement il y avoir un Dieu pour qu’un tel amour jaillisse de ces personnes.

Ma mère priait beaucoup. Plusieurs fois, j’ai le souvenir de m’être levé le matin et de m’être rendu dans la cuisine et la voir à genoux par terre. Elle priait Dieu de tout son corps, et souvent avec ses larmes. Elle avait l’humilité d’appeler Dieu au secours. Elle se confiait en Lui et continuer à le faire malgré la maladie. Jésus était son seul ami.

À la maison, nos relations étaient plutôt conflictuelles jusqu’au lycée. Puis un jour, elle a arrêté de me prendre la tête avec ma chambre mal rangée. Et puisque je n’avais plus de copine « blanche » donc les conditions étaient réunies pour une période de paix. Et moi-même, je commençais à devenir un peu plus sage, à mesure que je me rapprochais de Dieu.

Toute ma vie, j’ai profité de tout ce qu’elle m’offrait, sans jamais me rendre compte que ce qu’elle faisait, c’était sa manière à elle d’exprimer son amour pour moi. Par exemple, jamais elle ne m’a demandé de l’aider pour les tâches ménagères (d’ailleurs j’en ressens les conséquences aujourd’hui dans mes habitudes…).

Malheureusement, c’est le jour de sa mort que j’ai compris combien elle m’aimait, le moment où mon frère m’avait annoncé que toutes ses économies, c’est moi qui allais en hériter parce que j’étais le seul enfant pas marié et qu’elle voulait tout me donner.

La somme n’était pas astronomique du tout. Mais de savoir que durant les 20 dernières années de sa vie, elle économisait de l’argent pour ne jamais en profiter elle-même, mais pour tout me donner… c’était fort.

Lors de son décès en 2010, j’avais la tête suffisamment froide pour comprendre que là où elle allait, elle était tellement mieux que dans son corps malade sur terre. Je n’étais donc pas triste pour elle. Par contre je l’étais pour moi. Car à 25 ans, je commençais (enfin !) à avoir la maturité suffisante pour lui montrer de l’amour et pour prendre soin d’elle. Et ça m’a vraiment attristé d’avoir pu lui redonner tellement peu de tout ce qu’elle m’avait donné, que je n’aurai plus d’opportunité de le faire dorénavant…

Je ne suis pas le genre de gars à vivre dans le passé. C’est triste à dire, mais j’ai même tendance à oublier les choses du passé. Mais ce que je n’oublierai jamais, c’est le sens du sacrifice qu’elle avait et sa combativité. Si seulement je pouvais avoir ne serait-ce que la moitié de ce qu’elle avait, j’irai tellement loin dans la vie…

Ma mère n’était pas une héroïne, elle est une héroïne. Car le jour viendra où je la retrouverai au ciel et je serai alors assez mature (j’espère !) pour lui montrer toute la reconnaissance et l’admiration que j’éprouve envers elle.

Alors à toutes les héroïnes qui sont encore dans vos vies, je vous encourage à en profiter et à leur dire combien vous les aimez et les admirez.

Tu ne veux pas rater les prochains épisodes ? Rejoins le groupe Facebook « Tous des Héros » et soutiens-moi dans ma course !

Ep. 01 – Le plus grand de tous – #tousdeshéros

Jesus Christ t aimeDans le cadre de ma préparation à la Course des Héros, découvrez une série de publications sur le thème #tousdeshéros jusqu’au 21 juin 2015

Depuis que je suis enfant, j’ai eu la chance de Le connaître. Alors que d’autres se questionnent même de son existence, moi j’ai eu le privilège d’avoir créé une relation avec Lui depuis tant d’années.

Il est bon, il n’est pas rancunier (quand je lui demande pardon) et il est toujours disponible. Il m’appelle son ami.

Je Lui parle souvent (de tout) et il m’écoute. D’ailleurs il sait ce que je pense avant même que je le dise. Parfois, je me demande aussi s’Il rigole à mes blagues…

Ce héros, c’est Jésus-Christ. Et non seulement il est fort et puissant, mais il est aussi humble et sensible.

Et ce héros, je dédierai ma vie entière à l’imiter.

Leur héros

Aujourd’hui, j’ai rencontré le Groupe Passion qui nous a fait une improvisation live et a capella de leur chanson « Mon Héros »

Cette rencontre s’est faite dans le cadre de la Marche pour Jésus 2015. À demain pour un nouvel épisode ou on parlera d’une héroïne cette fois…